FRED RELOADED
"Persuadé qu'il n'est pas de vie morale possible pour qui n'est point docile aux voies souterraines ou se refuse à reconnaître la réalité des forces
obscures, a décidé une fois pour toutes, et au risque de passer pour un Don Quichote, un arriviste ou un fou, d'essayer, tant par ses actes, que par ses écrits, d'écarter les barrières qui
limitent l'homme et ne le soutiennent pas."
René Crevel
TENTATIVE
DE
L'IMPOSSIBLE
ACTS SPEAK
LOURDER
THAN
WORDS
Contact :
mapirle@gmail.com



Sébastien
Chabal
Bon au niveau de la barbe et de cheveux long je peux rivaliser sur le thème homme des bois...
Sinon, quand on le voit en action ici face aux anglais samedi dernier :
Ou surtout, ici, face aux all-blacks en juin dernier...
On va dire que j'ai de la marge !
Julos Beaucarne / Femmes et hommes de la texture
Femmes et hommes de la texture
De la parole et du vent qui tissez des tissus de mots
Au bout de vos dents, ne vous laissez pas attacher
Ne permettez pas qu’on fasse sur vous
Des rêves impossibles
On est en amour avec vous
Tant que vous correspondez au rêve que l’on a fait
sur vous alors le fleuve Amour coule tranquille
Les jours sont heureux sous les marronniers mauves
Mais s’il vous arrive de ne plus être
Ce personnage qui marchait dans le rêve.
Alors soufflent les vents contraires
Le bateau tangue, la voile se déchire
On met les canots à la mer
Les mots d’amour deviennent des mots couteaux
Qu’on vous enfonce dans le coeur
La personne qui hier vous chérissait
Aujourd’hui vous hait.
La personne qui avait une si belle oreille
Pour vous écouter pleurer et rire
Ne peut plus supporter le son de votre voix
Plus rien n’est négociable
On a jeté votre valise par la fenêtre
Il pleut et vous remontez la rue
Dans votre pardessus noir
Est-ce aimer que de vouloir que l’autre
quitte sa propre route et son propre voyage
Est-ce aimer que d’enfermer l’autre
Dans la prison de son propre rêve.
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Qui tissez des tissus de mots
Au bout de vos dents
Ne vous laissez pas rêver
Par quelqu’un d’autre que vous-même
Chacun a son chemin
Qu’il est seul parfois à comprendre
Femmes et hommes de la texture de la parole et du vent
Si nous pouvions être d’abord toutes et tous
Et avant tout et premièrement
Des amants de la Vie
Alors nous ne serions plus ces éternels
questionneurs, ces éternels mendiants
Qui perdent tant d’énergie et tant de temps
A attendre des autres, des signes
Des baisers, de la reconnaissance
Si nous étions avant tout et premièrement
Des amants de la Vie
Tout nous serait cadeau
Nous ne serions jamais déçus
On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même
Moi seul connais le chemin qui conduit
Au bout de mon chemin
Chacun est dans sa vie et dans sa peau
A chacun sa texture, son tissage et ses mots.
Julos Beaucarne, Le Jaseur Boréal, 2006
Cet été, j'ai relu
également la confusion des sentiments de Stefan Zweig. Je crois de plus en plus que les seuls livres qu'on lit vraiment sont les livres que l'on relit.









