Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rouge et noir

 

Recherche

La démarche

TENTATIVE
DE
L'IMPOSSIBLE 

 

ACTS SPEAK

LOURDER

THAN

WORDS

 

Contact :

mapirle@gmail.com

Archives

31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 08:51
Partager cet article
Repost0
30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 10:25

Le 30 janvier Nathalie publiait le statut suivant sur sa page facebook.

Nathalie se demande pourqoui elle est sortie avec un monstre, pendant un an , un mois et un jour. 9:32pm - Comment - LikeUnlike - Show Feedback (6)Hide Feedback (6)

Le dialogue s'instaurait :

Ann at 9:38pm January 30
om te beseffen dat het een monster was?


Nathalie at 9:40pm January 30
maar dat was al duidelijk van in het begin!


Aymeric at 9:44pm January 30
Jaa seg moeder Ö


Ann at 9:48pm January 30
als dat zo duidelijk was, tja, dan is uw vraag natuurlijk terecht...
omdat we't soms ni kunnen laten zeker?


Karin at 10:13pm January 30
Dis Nath, c'est qui ce "monstre" avec qui tu es sortie un an, un mois et un jour? Je le connais?


Nathalie at 10:19pm January 30
ben non , ca fait bien plus longtemps qu'on ne s'est plus ni vues ni entendues ,hm miss?
 
Write a comment...
Ok voici le mien

Fred,
1 an, 1 mois, 1 jour. 
Ma  réalité en répétitions.
Garder le souvenir du blottir
Garder le meilleur de l'amour.
Assumer et vivre les regrets du frisson.



Partager cet article
Repost0
27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 22:07
Partager cet article
Repost0
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 12:46
    Adieu

L'automne, déjà ! - Mais pourquoi regretter un éternel soleil, si nous sommes engagés à la découverte de la clarté divine, - loin des gens qui meurent sur les saisons.

L'automne. Notre barque élevée dans les brumes immobiles tourne vers le port de la misère, la cité énorme au ciel taché de feu et de boue. Ah ! les haillons pourris, le pain trempé de pluie, l'ivresse, les mille amours qui m'ont crucifié ! Elle ne finira donc point cette goule reine de millions d'âmes et de corps morts et qui seront jugés ! Je me revois la peau rongée par la boue et la peste, des vers plein les cheveux et les aisselles et encore de plus gros vers dans le coeur, étendu parmi les inconnus sans âge, sans sentiment... J'aurais pu y mourir... L'affreuse évocation ! J'exècre la misère.

Et je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort !

Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or, au-dessus de moi, agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin. J'ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J'ai essayé d'inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J'ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d'artiste et de conteur emportée !

Moi ! moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan !
Suis-je trompé ? la charité serait-elle soeur de la mort, pour moi ?

Enfin, je demanderai pardon pour m'être nourri de mensonge. Et allons.

Mais pas une main amie ! et où puiser le secours ?

Oui l'heure nouvelle est au moins très-sévère.

Car je puis dire que la victoire m'est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais !

Il faut être absolument moderne.

Point de cantiques : tenir le pas gagné. Dure nuit ! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau !... Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.

Cependant c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle. Et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.

Que parlais-je de main amie ! Un bel avantage, c'est que je puis rire des vieilles amours mensongères, et frapper de honte ces couples menteurs, - j'ai vu l'enfer des femmes là-bas ; - et il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et un corps.


Arthur Rimbaud / Avril-août, 1873.
Partager cet article
Repost0
15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 00:30
What a drag it is getting old
Kids are different today,
I hear evry mother say
Mother needs something today to calm her down
And though shes not really ill
Theres a little yellow pill
She goes running for the shelter of a mothers little helper
And it helps her on her way, gets her through her busy day

Things are different today,
I hear evry mother say
Cooking fresh food for a husbands just a drag
So she buys an instant cake and she burns her frozen steak
And goes running for the shelter of a mothers little helper
And two help her on her way, get her through her busy day

Doctor please, some more of these
Outside the door, she took four more
What a drag it is getting old

Men just arent the same today
I hear evry mother say
They just dont appreciate that you get tired
Theyre so hard to satisfy, you can tranquilize your mind
So go running for the shelter of a mothers little helper
And four help you through the night, help to minimize your plight

Doctor please, some more of these
Outside the door, she took four more
What a drag it is getting old

Lifes just much too hard today,
I hear evry mother say
The pusuit of happiness just seems a bore
And if you take more of those, you will get an overdose
No more running for the shelter of a mothers little helper
They just helped you on your way, through your busy dying day

Mother's little helper
Rolling stones

Et ci-dessous une version (revistée)... ré-habitée.


Partager cet article
Repost0
14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 00:38
Debout contre les murs
Il me regarde de travers
Ce type à chapeau mou
Qui dit être mon frère
Les yeux comme des poignards
Le sourire enfantin
Celui du Tortionnaire
Qui veut jouer au copain
Pour mieux faire mon affaire
 
Ça fait quelques années
Que je connais le programme
Il surgit de nulle part
Lorsque le brouillard m'assomme
Il ne dit jamais rien
Mais je sais ses pensées
Il ne me tuera pas mais me verra crever
Son sourire est immonde
 
Docteur,
Il n'a pas d'épaisseur
Il se tient devant moi
Vêtu comme un tueur
Quand je m'approche
Il part en vapeur
Et ça me fait peur
Docteur
 
Souvent il a fallu que je me déguise
Que je change de chemins au tant que de chemises.
Je croyais le piéger dans les couloirs des gares
Mais dès que je m'arrêtais boire un coup dans un bar
Il m'attendait docile
 
Docteur
Si je suis venu vous voir
C'est pour devenir une adulte sans mémoire
sans fantôme au fond du regard
S'il n'est pas trop tard
Docteur.
 
Docteur
J'veux pas d'un déguisement
J'veux un autre corps
J'veux définitivement
De la qualité supérieur
Une autre tête
Un autre coeur
Docteur
 
Je vous jure que ce type
Ce n'est pas mon frère
C'est l'agent d'une puissance étrangère.
Il connaît mon histoire.
Il sait mes égarements
Il sait toutes mes erreurs
Mes vices de construction par coeur
Y'a qu'à voir son sourire
 
Docteur
Docteur
Si je suis venue vous voir
C'est pour devenir une autre
Une adulte sans mémoire
Sans fantôme au fond du regard
S'il n'est pas trop tard.
Docteur
 
Docteur
Docteur
J'veux pas d'un déguisement
J'veux un autre corps
J'veux définitivement
Dla qualité supérieur
Une autre tête
Un autre coeur
Docteur
 
Je suis prête à payer le prix qu'il faudra.
Mais ne dites surtout pas je ne peux pas.
Car je connais l'histoire
Frankenstein lui la fait
Et ça date pas d'hier
Je reconnais que c'était pas super
Mais la médecine progresse...
 
Docteur
Docteur
Aidez moi à renaître.
Il pourra plus me reconnaître
Docteur
Et vice versa peut être
Docteur
 
Docteur
Docteur
Je vous en ai assez dit.
Docteur
Docteur
Si c'est pas clair tant pis
Docteur
Au boulot c'est l'heure
Docteur
Au boulot c'est l'heure
Docteur
 

Christiane Stefanski
Partager cet article
Repost0
1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 08:48

L'Impossible

Ah ! cette vie de mon enfance, la grande route par tous les temps, sobre surnaturellement, plus désintéressé que le meilleur des mendiants, fier de n'avoir ni pays, ni amis, quelle sottise c'était. - Et je m'en aperçois seulement !

- J'ai eu raison de mépriser ces bonshommes qui ne perdraient pas l'occasion d'une caresse, parasites de la propreté et de la santé de nos femmes, aujourd'hui qu'elles sont si peu d'accord avec nous. J'ai eu raison dans tous mes dédains : puisque je m'évade !

Je m'évade !

Je m'explique.

Hier encore, je soupirais : "Ciel ! sommes-nous assez de damnés ici-bas ! Moi, j'ai tant de temps déjà dans leur troupe ! Je les connais tous. Nous nous reconnaissons toujours ; nous nous dégoûtons. La charité nous est inconnue. Mais nous sommes polis ; nos relations avec le monde sont très convenables." Est-ce étonnant ? Le monde ! les marchands, les naïfs ! - Nous ne sommes pas déshonorés. - Mais les élus, comment nous recevraient-ils ? Or il y a des gens hargneux et joyeux, de faux élus, puisqu'il nous faut de l'audace ou de l'humilité pour les aborder. Ce sont les seuls élus. Ce ne sont pas des bénisseurs !

M'étant retrouvé deux sous de raison - ça passe vite ! - je vois que mes malaises viennent de ne m'être pas figuré assez tôt que nous sommes à l'Occident. Les marais occidentaux ! Non que je croie la lumière altérée, la forme exténuée, le mouvement égaré... Bon ! voici que mon esprit veut absolument se charger de tous les développements cruels qu'a subis l'esprit depuis la fin de l'Orient... Il en veut, mon esprit !

... Mes deux sous de raison sont finis ! L'esprit est autorité, il veut que je sois en Occident. Il faudrait le faire taire pour conclure comme je voulais.

J'envoyais au diable les palmes des martyrs, les rayons de l'art, l'orgueil des inventeurs, l'ardeur des pillards;  je retournais à l'Orient et à la sagesse première et éternelle. - Il paraît que c'est un rêve de paresse grossière !

Pourtant, je ne songeais guère au plaisir d'échapper aux souffrances modernes. je n'avais pas en vue la sagesse bâtarde du Coran. - Mais n'y a-t-il pas un supplice réel en ce que, depuis cette déclaration de la science, le christianisme, l'homme se joue, se prouve les évidences, se gonfle du plaisir derépéter ces preuves, et ne vit que comme cela ? Torture subtile, niaise ; source de mes divagations spirituelles. La nature pourrait s'ennuyer, peut-être ! M. Prud'homme est né avec le Christ.

N'est-ce pas parce que nous cultivons la brume ? Nous mangeons la fièvre avec nos légumes aqueux. Et l'ivrognerie ! et le tabac ! et l'ignorance ! et les dévouements ! - Tout cela est-il assez loin de la pensée de la sagesse de l'Orient, la patrie primitive ? Pourquoi un monde moderne, si de pareils poisons s'inventent !

Les gens d'Église diront : C'est compris. Mais vous voulez parler de l'Éden. Rien pour vous dans l'histoire des peuples orientaux. - C'est vrai ; c'est à l'Éden que je songeais ! Qu'est-ce que c'est pour mon rêve, cette pureté des races antiques !

Les philosophes : Le monde n'a pas d'âge. L'humanité se déplace, simplement. Vous êtes en Occident, mais libre d'habiter dans votre Orient, quelque ancien qu'il vous le faille, - et d'y habiter bien. Ne soyez pas un vaincu. Philosophes, vous êtes de votre Occident.

Mon esprit, prends garde. Pas de partis de salut violents. Exerce-toi ! - Ah ! la science ne va pas assez vite pour nous !

- Mais je m'aperçois que mon esprit dort.

S'il était bien éveillé toujours à partir de ce moment, nous serions bientôt à la vérité, qui peut-être nous entoure avec ses anges pleurant !... - S'il avait été éveillé jusqu'à ce moment-ci, c'est que je n'aurais pas cédé aux instincts délétères, à une époque immémoriale !... S'il avait toujours été bien éveillé, je voguerais en pleine sagesse !...

O pureté ! pureté !

C'est cette minute d'éveil qui m'a donné la vision de la pureté ! - Par l'esprit on va à Dieu !

Déchirante infortune !

Arthur Rimbaud

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 15:22
C'est la première fois.
Forcément, cela devait arriver.
Hier j'ai été à l'enterrement d'une étudiante.
 
L'enterrement d'Odile.
 
Odile a été victime d'une attaque cardiaque.
Le 10 décembre dans la station de Métro Bourse.
 
Son père a allumé sur son cercueil une bougie Amnesty
Qu'il avait acheter dans le Métro juste à ce moment là.
 
Moi ce soir là, j'étais à l'AB
Concert d'Arno... Pour Amnesty.
Odile, une belle trajectoire.
 
On ne s'était plus croisé depuis la fin de ses études
Juste des nouvelles par mail,...
Sa page Facebook
Devenue aujourd'hui mémorial.
 
Pour Odile, il n'y avait pas grand chose d'impossible.
Elle voulait changer le monde. Elle s'y engageait.
 
Je retiens son sourrire.
Je retiens son regard.
 
Je retiens ses deux grands yeux.
Pleins de la profondeur de son âme.
Deux grands yeux pour regarder un monde
Qu'elle voulait tellement mieux.
 
Et c'est Cocteau qui me revient :
"Le vrai tombeau des morts, 
c'est le cœur des vivants"

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 06:26
Partager cet article
Repost0
10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 06:11
Je me suis penché sur la mer
Pour communiquer mon message
Aux poissons:
«Voilà ce que je cherche et que je veux savoir.»

Les petits poissons argentés
Du fond des mers sont remontés
Répondre à ce que je voulais.

La réponse des petits poissons était:
«Nous ne pouvons pas vous le dire
Monsieur
PARCE QUE»
Là la mer les a arrêtés.

Alors j'ai écarté la mer
Pour les mieux fixer au visage
Et leur ai redit mon message:
«Vaut-il mieux être que d'obéir?»

Je le leur redis une fois, je leur dis une seconde
Mais j'eus beau crier à la ronde
Ils n'ont pas voulu entendre raison!

Je pris une bouilloire neuve
Excellente pour cette épreuve
Où la mer allait obéir.

Mon coeur fit hamp, mon coeur fit hump
Pendant que j'actionnais la pompe
À eau douce, pour les punir.

Un, qui mit la tête dehors
Me dit: «Les petits poissons sont tous morts.»

«C'est pour voir si tu les réveilles,
Lui criai-je en plein dans l'oreille,
Va rejoindre le fond de la mer.»

Dodu Mafflu haussa la voix jusqu'à hurler en déclamant ces trois derniers vers,
et Alice pensa avec un frisson: «Pour rien au monde je n'aurai voulu être ce messager!»

Celui qui n'est pas ne sait pas
L'obéissant ne souffre pas.

C'est à celui qui est à savoir
Pourquoi l'obéissance entière
Est ce qui n'a jamais souffert

Lorsque l'être est ce qui s'effrite
Comme la masse de la mer.

Jamais plus tu ne seras quitte,
Ils vont au but et tu t'agites.
Ton destin est le plus amer.

Les poissons de la mer sont morts
Parce qu'ils ont préféré à être
D'aller au but sans rien connaître
De ce que tu appelles obéir.

Dieu seul est ce qui n'obéit pas,
Tous les autres êtres ne sont pas
Encore, et ils souffrent.

Ils souffrent ni vivants ni morts.
Pourquoi?

Mais enfin les obéissants vivent,
On ne peut pas dire qu'ils ne sont pas.

Ils vivent et n'existent pas.
Pourquoi?

Pourquoi? Il faut faire tomber la porte
Qui sépare l'Être d'obéir!

L'Être est celui qui s'imagine être
Être assez pour se dispenser
D'apprendre ce que veut la mer...

Mais tout petit poisson le sait!
Il y eut une longue pause.
«Est-ce là tout? demanda Alice timidement.»


Antonin Artaud



Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents

Pages