29 août 2007
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Zones humides, le 4 juin 2006
Elles sont là dans ma vie
Elles ont toujours été là
Longtemps elles ont été niées
La première femme de ma vie me le disait
Un homme ne pleure pas, ne rumine pas
Je ne veux pas te voir comme cela
Tu dois être fort
Alors je pensais…
Etre fort comment ?
Fort comme papa ?
J’obéissais, j’endiguais, je transcendais
Qu’est ce que la vie nous incite à endiguer
Et cela allait, du dehors tout était parfait
En dedans cela se remplissait
Petit à petit, cela se remplissait
Zones humides
Un jour elles ont été ouragan
Elles ont tout emporté
Elles ont failli m’emporter
Elles ont inondé ma vie
La crue a été totale
Elles ont été semences
Elles ont donné naissances
Aux fleurs de ma vie d’aujourd’hui
Zones humides
Aujourd’hui elles sont là
Au creux de mon spleen, de ma mélancolie
Dans mes états cotonneux, ouateux
Elles sont haies à coccinelles
Fossés pour me cacher
Chemins de traverses pour diverger
Zones humides
Nos vies sont comme la campagne
A force de tracer des routes
Couper des haies, combler les fossés
Plus de transition, plus de décantation
Plus d’absorption, plus de fragilités
Etrangers à nos êtres
Aujourd’hui dans ma vie
Mes zones humides me rassurent
Elles me disent autrement
Je ne suis pas que ce que je fais
Je ne suis pas que ce que je vis
Je suis toujours à chercher
Je suis aussi vase et brumes
28 août 2007
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Heurts de bonheurs
Ma vie est cela...
Quelque chose de chargé
Quand même !
3 gosses à temps plein
Une vie en Hainaut
Un boulot à Bruxelles
Au milieu de cela
Vouloir louvoyer
Une route à rencontrer.
Je veux ma vie créative
Jouer sans m'interdire
Cela reste sous contrainte
Je m'y suis déjà bien installé
J'ai testé la créativité carcanisée
Les heurts de bonheurs
Je les connais
Le fiel est là dans ma vie
Bien présent
Souvent souverain
Mais pas toujours
Faire souffrir et souffrir
J'ai un beau petit potentiel
Les malheurs défaits
Trouvent leurs oreilles voyeuses
Le bonheur quant à lui est souvent tu
reclus, perclus
Le bonheur est à tutoyer
Le bonheur est dans le "tu".
Paradoxalement, il m'appartient seul.
Du haut de mes ardeurs
Je le dirais indicible,
La sociale pesante peur
Le trouvera innommable.
Ne pas dire
Ne pas nommer
Expérimenter
Etre avec
Heures après heurts
27 août 2007
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Je me pose je suis content de mes choix. De l'énergie trouvée en moi. Des cadres posés avec mes enfants. Maintenant il faut que je m'occupe un peu plus
de moi. Je n'ai pas chosi de vivre l'essorage de ces dernier mois. J'ai fait de belles pirouettes en un certain sens j'en suis assez fier. Les pirouettes ne me font pas peur. Aujourd'hui je veux
prendre du temps pour me sentir et plus lâcher prise dans ma nouvelle vie.
Je dors beaucoup (sans vin blanc) la nuit dernière 21 heures 7 heures ! C'est important pour moi de respecter à nouveau mon sommeil.
J'ai pas mal de spleen, mais j'aime bien ce spleen. Spleen des choses vécues, spleen des choses à vivre.
Allez, paraphrasons Mapirle, je vis une incandescence amère et libre. Je me sens plus en cohèrence avec moi. J'ai le sentiment d'aller vers moi.
La montée de l'amer c'est du sac et du ressac !
Novembre 2005
26 août 2007
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Heureux
Malheureux
En forme
En méforme
Satisfait
Insatisfait
Puissant
Impuissant
Parfois le vocabulaire est piégeant
Adjoindre ces mal- mé- in- et im-
N'est-ce pas nous faire croire
En un état naturel du bien ?
En un état naturel du bonheur ?
Alors quoi ?
Une vie de bonheur ?
Ca n'a pas l'heur de me plaire.
Juste itinerrer dans le malheur...
Au milieu des heurts de bonheur.
7 février 2007
25 août 2007
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Bon, cela rame un peu pour l'instant.
Prendre un du recul.
La semaine qui vient est la dernière semaine de vacances.
C'est une période de best of !
Dans les jours qui viennent, je vais m'offrir et vous proposer un best of de bientôt 3 ans de blog.
Le thématique c'est : Fred's dark side (best of)
24 août 2007
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Voici ma ca((s)(g))e dans le DSM IV :
296.89 TROUBLE BIPOLAIRE DE TYPE II (EPISODES DEPRESSIFS RECURRENTS AVEC EPISODES HYPOMANIAQUES)
Présence (ou histoire) d’au moins un épisode dépressif et d’au moins un épisode hypomaniaque.
-
Caractère chronique
-
caractéristique catatonique
-
caractère mélancolique
-
caractère atypique
-
du post partum
-
caractère saisonnier
-
avec cycle rapide
Préciser : si l’épisode actuelle est de type: hypomane ou dépressif
NDLR :
Solution proposée ?
... Quand on est en ca((s)(g))e ?
... ...faire le gros dos, vivre en sachant qu'il y a possiblement un après.
21 août 2007
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Ça y'est.
C'est ma rentrée.
Période de rencontres. En un mois, inscrire rencontrer +/- 90 étudiants, +/- 90 projets. Pour ensuite les former, accompagner et suivre
pendant une année. C'est une période que j'aime beaucoup.
Donc si vous voulez vous y mettre je vous propose dès septembre :
Il paraît qu'accompagner cela veut dire "partager le pain". Donc dans cette phase de prospection j'ai mis en place des postes de recrutement avancés à haute
valeur convivialité ajoutée.
C'est ainsi que le 1° contact peut avoir lieu de manière décentralisée aux adresses suivantes :
Pour Namur et le Luxembourg : la brasserie Henry (Place Saint Aubin)
Pour Bruxelles centre : Le Zanzibar (Rue Haute)
Pour Ixelles : L'Horloge du Sud (Rue du trône)
Pour Woluwe : Le Stanje (Place des mayeurs)
Pour Charleroi : Le 1000 colonnes (Galerie de la Bourse)
Pour le Brabant Wallon : La Brasserie du Douaire ou le restoroute de Bierges.
Bon d'accord, cela fait un peu permanence sociale d'un élu local lambda. La démarche est pourtant toute autre, moi ce que j'ai à vous vendre, c'est de vous mettre en
projets.
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Alternative Business
19 août 2007
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Jeudi soir, j'ai été déposé Jana et Nico au Pukkelpop Festival
On va dire que pour moi, l'objectif était d'aller en repérage avant de devoir d'ici quelques années (pas trop vite svp) y conduire mes enfants. Le
pukkelpop, j'ai appris que ce festival annonçait pour beaucoup en Belgique la fin de l'été, la fin des vacances. C'est donc la fin des vacances, la fin de l'été.
Je les ai donc déposé, j'ai dit à Nico de bien faire attention à sa soeur. Ils avaient 45 minutes pour monter leur tente avant qu'Yggy n'entre sur scène. Nous
sommes tous des passagers !
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Day to day
18 août 2007
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Heppignies
C'est là où j'habite depuis 1 an.
J'habite sur la place centrale.
Jeudi matin, la place centrale était déserte.
Jusque quelques panneaux
Jeudi soir, les manèges, les forains sont là.
Jeudi soir, les illuminiations de Noël sont allumées
Elles jalonnent la rue où j'habite
Elles le feront jusqu'en début 2008.
Hier soir, vendredi soir,
La musique s'est mise en route
C'est parti pour 5 nuits
Voici le programme de la fête d'Heppignies
Fête d'heppignies
Mardi 21
En marge de l'innauguration de la cabane
(2 mètres cubes de construction
Pendant les vacances avec Mathésim)
Il y a le feu d'artifice
Il est pas mal
La cabane aussi
Alors
Venez nombreux !
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Lieux
17 août 2007
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La douceur de l'espérance revendiquée désespérée de Léo Ferré, elle est là. A entendre, à lire. A ré-entendre, à relire...
La douleur de l'espérance revendiquée désespérée de Léo Ferré, elle est là. A entendre, à lire. A ré-entendre, à relire...
Léo Ferré, le chien
A mes oiseaux piaillant debout
Chinés sous les becs de la nuit
Avec leur crêpe de coutil
Et leur fourreau fleuri de trous
A mes compaings du pain rassis
A mes frangins de l'entre-bise
A ceux qui gerçaient leur chemise
Au givre des pernods-minuit
A l'Araignée la toile au vent
A Biftec baron du homard
Et sa technique du caviar
Qui ressemblait à du hareng
A Bec d'Azur du pif comptant
Qui créchait côté de Sancerre
Sur les MIDNIGHT à moitié verre
Chez un bistro de ses clients
Aux spécialistes d'la scoumoune
Qui se sapaient de courants d'air
Et qui prenaient pour un steamer
La compagnie Blondin and Clowns
Aux pannés qui la langue au pas
En plein hiver mangeaient des nèfles
A ceux pour qui deux sous de trèfle
Ça valait une Craven A
A ceux-là je laisse la fleur
De mon désespoir en allé
Maintenant que je suis paré
Et que je vais chez le coiffeur
Pauvre mec mon pauvre Pierrot
Vois la lune qui te cafarde
Cette américaine moucharde
Qu'ils ont vidée de ton pipeau
Ils t'ont pelé comme un mouton
Avec un ciseau à surtaxe
Progressivement contumax
Tu bêles à tout-va la chanson
Et n'achètes plus que du vent
Encore que la nuit venue
Y'a ta cavale dans la rue
Qui hennit en te klaxonnant
Le Droit la Loi la Foi et Toi
Et une éponge de vin sur
Ton beaujolais qui fait le mur
Et ta Pépée qui fait le toit
Et si vraiment Dieu existait
Comme le disait Bakounine
Ce camarade Vitamine
Il faudrait s'en débarrasser
Tu traînes ton croco ridé
Cinquante berges dans les flancs
Et tes chiens qui mordent dedans
Le pot-au-rif de l'amitié
Un poète ça sent des pieds
On lave pas la poésie
Ça se défenestre et ça crie
Aux gens perdus des mots FERIES
Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde
Des mots venus de l'autre côté de la rive
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des constellations de mots
Et c'est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire
Nous ferons un séminaire particulier avec des grammairiens particuliers aussi
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses littéromanes
IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus dans le salace
Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie
Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth monsieur l'abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières
inversées
Et nous lancerons à la tête des gens des mots
SANS CULOTTE
SANS BANDE A CUL
Sans rien qui puisse jamais remettre en question
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du qu'en-diront-ils
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous prétexte qu'on m'a béni
Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES RUES
ET S'INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L'AMOUR INSTANTANE
Alors que ces enfants dans la rue s'aiment et s'aimeront
Alors que cela est indéniable
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité
JE PARLE POUR DANS DIX SIÈCLES et je prends date
On peut me mettre en cabane
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire
JE PROVOQUE A L'AMOUR ET A LA REVOLUTION
YES ! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR
Je vous l'ai dit
Des armes et des mots c'est pareil
Ça tue pareil
Il faut tuer l'intelligence des mots anciens
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras
IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE
Mettez-vous le bien dans la courbure
C'est râpé vos trucs et manigances
Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec une fille
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence
C'est râpé Messieurs de la Romance
Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n'entravez que couic
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent et on leur fout la paix
Nous voulons la Paix des Chiens
Nous sommes des chiens de « bonne volonté »
Et nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous certaines chiennes
Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous
Nous aboyons avec des armes dans la gueule
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs
NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ
BLANCS COMME LA VIRGINITE QUE NOUS ASSUMONS
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la compagnie,
Ils se dérangent, ils se décolliérisent
Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque chose d'urgent à faire
Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre sur la margoulette
Je n'écris pas comme de Gaulle ou comme Perse
Je CAUSE et je GUEULE comme un chien
JE SUIS UN CHIEN
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Ferré Léo