Isa et Marie sont en galère à Lille, pas de boulôt, un logement partagé à elle deux mais en "sous location" d'une fille dans le comas. Marie est débrouillarde, positive. Isabelle oscille entre aigreur, amours vains et désespoir. Ce film est le premier long métrage d'Eric Zonka. La musique c'est "Rue des Cascades" de Yann Tiersen. Cela se passe donc à Lille. Isa et Marie se choississent, s'accoquinent et avancent dans ce monde qui ne fait pas de cadeau aux femmes. La vie rêvée des anges titre quelque peu cynique pour un film plein d'humanité.

Manu et Nadine sont copines. Une des premières séquence du film est un viol. Suite à cette horreur, elles partent en vrilles. Elles croisent, rencontrent, mettent en oeuvre violences, drogues, (dé)prédations sexuelles, meurtres...
C'est un road movie du dégommage de l'homme réduit à sa fonction phallique. C'est brut, sans nuance, explicitiment sexe, dense, coup de poing, certainement racolleur. Forcément racolleur. Putain, cela n'a vraiment pas l'air facile d'être une femme.
J'ai beaucoup aimé ces films, Des itinéraires de filles, des itinéraires de marges. Des itinéraires de rapport au monde difficile. Isa, Marie, Manu et Nadine se battent, avec leur moyens, avec leurs armes.
Vraiment j'aime ce cinéma. J'y trouve l'humanité des rencontres, la concommitance des pulsions de vie et de mort, l'âpreté du quotidien, ... Vraiment c'est ce cinéma là que j'aime... Mais, je vous laisse parfaitement libre de préférer Pretty Woman !



En fait, il s'agit de deux films (1963 - 1964) d'André Cayatte. Le principe de ces deux films est - à mon sens - génial. La même histoire d'un couple, la même chronologie, filmée du coté de la femme puis du coté du mari.
C'est pour moi un des axiomes de base du couple : ce ne sont pas les faits mais bien les perceptions et les représentations que ces faits induisent qui posent problème. A partir de là il y a deux optiques :
Ce matin vers 10 heures coup de téléphone d'Onnik qui voulait me parler d'un nouveau projet. Il était libre ce midi moi aussi... Allez, un petit grec à la place Betleem !