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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 15:31

Vibrations Tanniques

Ouvrir une bouteille de Fronsac 1999
Boire, parler, se raconter l’un à l’autre
Partir marcher l’un avec l’autre
Profiter de la chaleur du soir
Cajoler nos ivresses

Rentrer, se coucher, se retrouver, se trouver
Sentir le grain de ta peau sous mes mains
Ouvrir les mains, prendre et reprendre
T’apprendre


Entendre l’appel tannique
Le Fronsac est là, offert dans la chambre
Le mettre en bouche et le garder là
Monter en température
Les mécaniques tanniques
Sont mécaniques tantriques

Du haut de tes épaules
Faire couler un filet de vin
Vivre ton dos s’imbiber de rouge
Suivre les différents ruisseaux
Les entrecroisements
Les éparpillements
Trouvant leurs chemins
Tes reins sont convergences

Déguster le mélange des arômes
Butiner de saveurs en saveurs
Vouloir
Vivre
Le plaisir par principe


Rencontrer ton nombril dé à coudre
Le faire godet de Fronsac
Goûter, regarder, goûter
Oh oui, regarder
Ce calice rouge au milieu de ton ventre
Le soleil de ton sourire au milieu de tes collines


Entendre
Le souffle de ton merci


T’aimer

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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 15:25

Sa vie, Mapirle la veut rencontres.

Parfois il va chercher, parfois il laisse venir.

Mapirle connaît ces rencontres qui débarquent dans sa vie. Elles enchantent sa vie sur la durée.

Certaines - est-ce le fait du hasard ? - viennent vous chercher et marquent un passage dans sa vie. Mapirle les appelle passeurs.

Mapirle connaît aussi ces rencontres avec qui on aurait dû garder une distance « convenable », qui n’auraient jamais dû rentrer dans l’intimité de son être mais qui un jour y ont accès, qui s’y donnent l’accès.

Nanou est de ces rencontres là.

Mapirle a passé une soirée avec Nanou la semaine dernière.
La campagne, une terrasse, des amis, Nanou et JM, un apéro pastis, des cigares qui sortent quand la nuit se décide finalement à tomber. Cela sentait bon l’été ! Comme un oasis au milieu d’un mois de juin compliqué.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Nanou rétroactes

Nanou est une amie d’enfance de mon ex-belle mère.
J’ai dû la rencontrer vers l’âge de 16 ans.

A l’âge de 29, alors que j’étais au sommet de mon image extérieure, de père/mari/gendre idéal... Mais complètement coupé de moi même, au fontd du trou. Elle est venue à la maison un dimanche matin à Lodelinsart. Je me souviens très bien de cette journée. Elle m’a sorti de ma léthargie, littéralement de mon lit. On est allés marcher à l’abbaye d’Aulne, on a mangé au Bief du moulin on est allé voir sa mère à Thuin.

Elle m’a écouté. Elle m’a entendu dire mon mal être. Ma difficulté à assumer ce que ma vie était devenue, la place que j’avais perdu dans ma vie. Elle m’a dit « Fred tu dois faire quelque chose, pour ceux qui t’entourent, pour tes enfants tu dois faire quelque chose ». Je lui ai demandé de me conduire à l’hôpital. Je ne suis plus jamais rentré à Lodelinsart.

Cinq semaines je quittais l’hôpital, le juge de Paix allait prononcer la séparation, j’habitais Bruxelles seul.
 
On est pourtant fort différents, je crois que je ne l’aurais pas supporté comme mère. Nanou est entière, on sait vite et fort ce qu’elle pense. Elle n’a rien provoqué dans ma vie, elle m’a juste accompagné dans ce que j’avais à vivre. Accompagner, cela vient de « partager le pain avec ». C’est exactement cela.
Ma vie me rassure quand elle trouve la place pour cela.

 

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11 mai 2006 4 11 /05 /mai /2006 15:34

Christine c’est une rencontre qui date de septembre 2004 à Namur. J’arrive – très en retard - à une réunion de lancement d’une formation, le genre : «étudiants-dites-nous-qui-vous-êtes ou encore
Prof.-dites-nous-à-quelle-sauce-vous-allez-nous-manger».
Lors du petit verre à vocation tissage de lien de fin de réunion, je rencontre Christine qui cherchait une voiture pour rentrer sur Bruxelles. Je lui dis que pour moi c’est possible mais qu’alors j’en profiterai pour commencer mon cours dans la voiture (je suis vachement drôle comme professeur). Là, elle trouve quand même la place pour me dire qu’elle n’est étudiante mais prof ! Aïe la gaffe. Mais Christine n’est pas rancunière. Depuis cette prise de contact foireuse, depuis ce trajet jubilatoire de la rue de l’Arsenal (Namur) à la rue du Trône (Bruxelles) les structures dissipatives de nos vies ont l’occasion de dépasser le caractère aléatoire, imprévisible et irréversibles de leurs trajectoires pour créer de la nécessité réciproque. En clair, une chouette rencontre.

Décodage géographico-gustatif :

Etape 1 : Le goupil le Fol, le Falstaff (Bruxelles Centre)Déjà l’ordre est bizarre. L’ordre est souvent l’inverse d’abord le resto ensuite le Goupil le Fol. Le goupil le fol, ses vieux fauteuils décrépis, ses vins de fruit, ses vielles musiques françaises : Léo Ferré y tient une place de choix, un soir j’ai même pu dégusté l’intégralité de et Basta ! C’est au Goupil le Fol que Christine m’a parlé avec une fougue détonante de l’influence de Kant dans l’œuvre de Kundera. J’ai pas tout compris mais cela m’a marqué.Le falstaff dans la foulée, Brasserie à côté de la Bourse, géré par des français. On est arrivé tard c’était la carte réduite. Nous étions les derniers ont a fait la fermeture. Je me souviens des rires avec les serveurs et d’y avoir trouvé une convivialité qui fait souvent défaut à ce lieu.

Etape 2 : Le petit Village, 87 rue Froissart (Bruxelles quartier européen)Je connais un peu le patron Kader. C’est un petit resto qui a une âmes, on va choisir ses plats dans la cuisine. Un écrin tunisien dans un quartier aseptisé.

Etape 3 : Le Charlot (Bruxelles quartier européen)Espèce de brasserie pour eurocrates, à mon sens à oublier très vite.

Etape 4 : Le mont Liban (Bruxelles quartier Louise)Le mont Liban, c’est le mont Liban. Mon Nirvana, la nourriture, le cadre, la danseuse du ventre (le week end), la carrure du patron (qui a des avant-bras plus gros que mes cuisses). Je me souviens rarement ce qui s’y est dit mais j’y suis toujours bien. Ce qui est sûr c’est que celui qui n’a pas mangé avec Mapirle au Mont Liban ne connaît pas vraiment Mapirle.[

Etape 5 : Le Palais d’Edgmont. Et oui, le palais d’Edgmont, ce temple de la diplomatie belge. Christine était au travail, peu disponible. Acquis de la soirée :1 – J’ai revu Charles Ferdinand un des mes anciens prof.2 - une papotte avec un polonais qui avait bien connu Kieslowski.

Etape 6 : Easy Tempo : (Bruxelles, rue Haute)Cuisine italienne soignée. Evitez la salle du fond, choisissez plutôt les tables en face de la cuisine vous profiterez mieux de l’ambiance. Les légumes y sont particulièrement bien préparés. La soirée s’est terminée dans un bar flamand (Christine est flamandophile. En bonne fille de l’Est (Colmar) elle a de la méthode : elle prendra la nationalité belge une fois qu’elle sera parfaite bilingue !).[if !supportEmptyParas] [endif]

Etape 7 : Le Ming Dynasty (Oude Markt 9-10 à Leuven)Bon moi les chinois j’avoue n’y comprendre guère. Qui plus est, ma vie elle même était en train de devenir chinoise :

- c’était l’été mais il pleuvait averse,

- ma compagne s’engageait gaillardement vers de nouveaux enchantements,[endif][if !supportLists]- je changeais de boulot

]Pas un bon souvenir question menu j’ai mangé des trucs dont ni le nom sur la carte ni le goût ne m’ont permis de me rendre compte de ce que c’était.

Etape 8 : L’Amusoir (Centre de Waterloo) Et bien, c’était hier soir. Une Christine en pleine forme et un Mapirle au milieu de son épuisement du moment. Dos de Cabillaud, Sancerre, crème brûlée. Cuisine soignée. Faune typique du Brabant Wallon, même le gouverneur était là.

Huit étapes, autant de moments pour dire sa vie, écouter, être écouté, connaître l’autre, créer du lien. Savoureuse rencontre qui a cependant ses limites. Malgré mes admonestations, revendications et mises en garde, Christine m’a semblé hier soir structurellement décidée à se couper les cheveux. Alors voilà une photo in memoriam :[

 

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 23:03

Dissolved girl

Shame, such a shame
I think I kind of lost myself again
Day, yesterday
Really should be leaving but I stay

Say, say my name
I need a little love to ease the pain
I need a little love to ease the pain
It's easy to remember when it came

'Cause it feels like I've been
I've been here before
You are not my savior
But I still don't go

Feels like something
That I've done before
I could fake it
But I still want more

Fade, made to fade
Passion's overrated anyway
Say, say my name
I need a little love to ease the pain
I need a little love to ease the pain
It's easy to remember when it came

'Cause it feels like I've been
I've been here before
You are not my savior
But I still don't go, oh

I feel live something
That I've done before
I could fake it
But I still want more, oh.

(Vowles, Del naja, Marshall, Sara Jay, Schwartz)
Massive Attack (Mezzanine)
Ici c'est Sara Jay qui chante

Spéciale dédicace à Vero et à sa Mezzanine.

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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 15:33

Tu es,

Douce, douce, douce,
Dans ma vie.

Trop loin, loin, loin,
Souvent de moi.

Loin, c'est comme ça, ça, ça...
Cela rassure mon surmoi.

Mais mon moi, c'est toi, toi, toi,
Qu'il veut.

Et je ne te parle même pas de mon ça, ça, ça...
Dont l'expression ne pourrait rester qu'en deçà.

En deçà de toi et moi.

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 22:21

Acte 1 : Eveil

Lipari, Lundi 20 février 2006, 3 heures 45. Le bateau part à 7 heures 30. A partir de 7 heures 30, il va falloir passer la journée à rentrer vers ce Bruxelles que j’extrapole neiges fondantes. En résumé, fini le soleil et il va falloir descendre allégrement en température.

Je sens ces trépignements nocturnes tellement arpentés. Je me lève. Marcher, voir un dernier lever de soleil sicilien. Un lever de soleil, cela vaut bien de ne pas rester coucher. D’ailleurs Mapirle a toujours trouvé navrante la pensée fort certaine que s’il vit jusque 90 ans il en aura passé +/- 30 à dormir.

Mapirle sort se dirige vers le port. Le port de Lipari la nuit :


Acte 2 : La rencontre

Mapirle marche dans un Lipari endormi. S’arrête devant le port. S’assoie part terre, regarde ce monde. Un gars vient vers lui. A partir de là va s’enclencher une discussion dans un sabyre italo-anglo-espagnol. Pour votre confort j’assurerai la traduction asimultanée en français

Donc un gars s’avance vers mapirle.

Mauro : T’as pas une clope ?

Mapirle : Bien sûr (une joute inopinée lui en avait fait acheter la veille).

Mauro : Que fais-tu là ?

Mapirle : Je regarde le monde, je regarde ce monde, je regarde ces pêcheurs qui travaillent, je trouve que c’est plein de vie. Je vais devoir partir.

Mauro : Moi j’habite ici, sur l’Ile. Je suis peintre l’hiver, voiturier l’été. Cela fait 5 ans. Tu habites où ?

Mapirle : Bruxelles en Belgique (Parfois il faut simplifier).

Mauro : C’est bien là-bas ?

Mapirle : C’est là qu’est ma vie, j’y retourne.

Mauro : On irait pas marcher ?

Mapirle : Ca roule

Acte 3 : Déambulations nocturnes

Ils déambulent, d’abord un aller retour sur la rue principale direction le petit port de pêche. Mauro parle de sa femme qui visiblement lui pose problème de sa belle famille qui tout aussi visiblement lui pose problème. De sa jeunesse en Argentine où il se rappelle d’avoir rencontre deux jeunes belges très sympa. De son travail de vacher en Pentagonie, Mapirle évite de lui parler de Florent Pagny. Mapirle écoute, parle peu. Il ressent toute la solitude que Mauro lui explique et détaille. Mapirle pense à l’étranger de Camus et se dit : « Ca y’est je le tiens l’étranger de Camus, c’est un italo-argentin exilé en Sicile »

Mauro : On continuerait pas de marcher, c’est sympa de parler. Il me propose de s’engager dans les petites ruelles lipariennes.

Mapirle : (méfiant, (rattrapé par ses arrières fonds bourgeois bohèmes) se demande si c’est vraiment prudent. Il toise son Mauro et se dit – présomptueux - en cas de problème cela devrait aller) On y va !

Et ils s’engagent dans le dédale des ruelles de Lipari.

Mapirle parle alors de ce qu’il fait ici, de sa sœur (depuis 2 heures) sicilienne (depuis 2 jours) blonde (depuis toujours). Et cela discute et cela marche et cela fume. Et cela discute et cela fume. Une cohorte de chiens errants vient chercher ses caresses. 
 

 

Le temps avance, Mapirle doit aller préparer ses bagages, s’assurer que sa sœur à la blondeur sicilienne va en faire de même. Mapirle propose à Mauro de se retrouver vers 6 heures 45 pour prendre un dernier petit café liparien avant le départ.


Acte 4 : Retrouvailles au Café

6 heures 45
Surprise, bonne surprise Mauro est là, franches accolades.
C’est la fin, la photo de groupe du duo de sans sommeil étoilés
Dans 30 minutes il ne se verront plus jamais. Ca les rend triste. Mais Mauro sait que Mapirle existe. Mapirle sait que Mauro existe. Cela rend le monde de chacun de ces 2 là un peu plus beau.

Dieu que Mapirle veut soigner cette capacité de rencontre dans sa vie !
Pouvoir éclater les cadres et construire un être avec
Un être avec porteur de sens, vibrant
Jusqu’au creux de trois heures d’une nuit blanche sicilienne.
Dans l’aube d’un retour en Belgique synonyme de décompensation
Vivre l’instant c’est plus facile quand il n’y a pas de lendemain.

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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 17:04

Ce soir, sur Arte 20 h 40
Il y aura...

De la rencontre
Des regards croisés

Des vibrations retenues/vécues
De la musique
Beaucoup de finesse

Revoir, revivre
Ces jours giganstesques

Fred aime.

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 15:58
Mapirle est en vacances, vacances c'est surtout pour lui faire ce qu'il veut c'est-à-dire le plus possible ce qu'il aime.

Voici sa journée de mercredi :

Heure : 10 heures
Lieu : La Bruyère (Namur)
Objet : Supervision du mémoire d'une étudiante travaillant à Les Sens Ciel
Cadre d'intervention : Professeur à l'Henac

Heure : 12 heures
Lieu : Charleroi
Objet : Conseil d'administration d'Azimut  
Cadre d'intervention : Coopérateur

Heure : 13 heures 30
Lieu : Charleroi
Objet : Préparation du conseil d'administration du Germoir
Cadre d'intervention : Président du conseil d'adminstration

Heure : 16 heures
Lieu : Bruxelles (Ixelles)
Objet : Prise de contact avec deux porteuses de projet qui vont démarrer la nouvelle formation qui se lance le 18 avril.
Cadre d'intervention : Expert pédagogique et technique à l'EPFC

Heure : 18 heures 30
Lieu : Bruxelles (Mon bureau à Woluwe Saint Pierre)
Objet : Supervison de deux étudiantes et de leur projet de tourisme solidaire en Bolivie
Cadre d'intervention : superviseur EPFC.

Voilà un beau petit triangle : Namur, Charleroi, Bruxelles
Namur et sa campagne, un coin que je découvre de plus en plus avec appétit
Charleroi, The City of My Heart
Bruxelles, ma cours de récréation favorite !

Rencontres, projets,
Entendre, écouter, laisser venir, comprendre, appuyer et apprendre.
Etre ouvert, disponible, entretenir le mouvement.
Canaliser les vibrations
Nourrir les miennes.
Eclater les champs des possibles.

Avec une spéciale dédicace à ma Kangoo Rouge, Top Radio et Net FM, mes wild Havana et le soleil d'avril qui l'aident fortement à vivre les transitions dans ces belles journées.
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27 mars 2006 1 27 /03 /mars /2006 20:09

Ils sont là sur la photo,

Les trois petits soldats d’un papamapirle

Mathilde d’abord, la grande qui n’y croit plus mais qui trouve quand même le moyen de se trouver sur les genoux de Saint Nicolas. C’est la force de Mathilde, sa capacité à aller chercher ce dont elle a besoin. Comme ces soirs où en la couchant, elle me demande d’écouter avec moi sur mon MP3 c'est pas du pipeau de Renaud ou le pouvoir des fleurs de Voulzy.

Théo ensuite, avec son air de pas y toucher, un peu désinvolte de l’extérieur mais qui cache à l’intérieur beaucoup d’anxiété, beaucoup de fragilités et parfois il faut bien le dire un peu de fourberie. Théo avec qui j’ai la relation la plus fusionnelle. Théo que j’ai parfois beaucoup de mal à recadrer tellement je sens que mes coups de gueule (c’est une des caractéristiques des loups) le déstabilisent.

Simon finalement, c’est clair, sur la photo on sent qu’il a des choses à se reprocher devant le père fouettard. Simon, c’est celui qui va venir vous tester pour un oui pour un non. Ces tartines doivent être tartinées sur toute la surface et pliées surtout pas coupées. Si elles sont coupées ou pas tartinées entièrement c’est la crise. Si c’est la crise avec Simon, l’algorithme bien huilé de sortie de crise est le suivant :

1 – Simon, tu la manges quand même !

2 – Simon, si as 3 tu n’as pas commencé à manger, tu files dans ta chambre ! Un, deux, trois

3 – Réduction des nuisances sonores : Papamapirle envoie urbi et orbi (avec ou sans fessée c’est selon sa capacité d’absorption du moment) Simon dans sa chambre.

4 – 10 à 15 minutes plus tard, Simon redescend de sa chambre mange sa tartine et sa soupe froide et demande un câlin. Parterner c’est aussi savoir souvent changer de registre et pour un Papamapirle rancunier au possible, cela demande beaucoup d’énergie.

 

Sur la photo, il y a aussi papamapirle. La photo est claire, un papamapirle cela plie mais ne rompt pas ou plus.

Surtout, surtout, papamapirle rencontre ses enfants, il fait la cuisine avec Mathilde, écoute de la musique avec elle, la regarde danser, faire du cheval, prendre de l’assurance dans ses devoirs. Papamapirle regarde Théo s’entraîner au foot, bricole dans la maison avec lui, fait du vélo, des balades avec Simon. Papamapirle regarde ses enfants grandir, il en est fier. Paterner c’est prendre le temps aussi de regarder.

Mapirle père, pense parfois à Mapirle fils. Il se rend compte de toute l’assurance reçue de ses parents, ce sentiment de soutien inconditionnel reçu de ses parents, toujours aujourd’hui. Papamapirle veut pouvoir donner cela à ses enfants. Cette force, cette confiance en soi. Cette base de sécurité.

Il regrette aussi le peu de temps passé avec ses parents, il regrette tellement l’absence de son père lors de ses compétitions d’athlétisme, l’incompréhension par rapport à son travail, il aimerait tellement pouvoir leur dire qui il est aujourd’hui. Il aimerait leur imprimer ce blog, leur faire lire. Les rencontrer, être avec, vraiment. Papamapirle est un rêveur fugueur toujours.

Papamapirle veut aussi continuer à choyer cet « être avec » ses enfants. Mais, Papamapirle a peur de ces adolescences qui s’annoncent. De ces petits soldats qui vont bientôt devenir objecteurs de conscience ! Cela viendra bien trop vite !

Papamapirle se dit finalement qu’il aurait eu beaucoup de mal avec un fils-mapirle !

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 21:14

Le contexte, avril 1990, Mapirle est en stage linguistique à Preston (Nord de l'Angleterre). Mapirle loge à Blackpool. Blackpool station balnéaire qui se distingue par deux choses :
- d'une part c'est là que le parti conservateur anglais tient régulièrement ses congrès,
- d'autre part c'est la ville d'origine des Cure groupe à la musique vibratoire.

On était 4 potes, Damien, Stéphane, Mathieu et moi. Nous sommes à mon avis allés aux deux premières heures de cours sur 1 mois.

Rencontre des anglais du Nord, vibrations des rencontres de vrais fans des Cure, de la Carling, du pools, des nuits face à la mer. Je vous conseille les anglais du Nord très différents de ceux du Kent ou de Londres.Je suis revenu de là avec une chanson des Cure, qui illustre à mon sens à merveille, le potentiel vibratoire de la musique tel qu'évoqué via Artaud dans le précédent billet.

Rapprocher The Cure et Artaud, en matière de vibrations, il faut oser ses affinités électives !

The Cure, The Kiss, visite guidée par Mapirle

Scène 1 : Instrumental

00:00 Rythmes binaires, batterie et guitare

00:32 Guitare en fond sonore, le rythme binaire des bass continue

01:00 Une mélodie s'impose, gagne en puissance

01:39 Les guitares entament leurs vrilles,

02:15 Les guitares s'en donnent à cœur joie, batterie toujours binaire dans le fond comme un battement de cœur. Les guitares s'enchaînent, dialoguent, explosent dans leurs vrilles.

Scène 2 : Espace (en)chanté

3:50 Début des paroles, à toi Robert Smith...

"Kiss me kiss me kiss me
Your tongue is like poison
So swollen
it fills up my mouth

Love me love me love me
You nail me to the floor
And push my guts all inside out

Get it out get it out get it out
Get your f**king voice
Out of my head

I never wanted this
I never wanted any of this
I wish you were dead
I wish you were dead

I never wanted any of this
I wish you were dead
Dead
Dead
Dead"

04 : 44 Retour aux guitares,

05 : 30 Le rythme binaire des bass reprend le dessus sur les guitarres. Le rythme binaire part en fibrilation, retour des guitares qui se fondent se répondent formant un final où tout semble ouvert.

06 : 13 The end -

Ces minutes de vibrations vous ont été offertes par Robert Smith et ses acolytes.

Mapirle se rendant compte des limites exemplatives de l'exercice ci-avant s'offre d'envoyer la version mp3 du morceau en question à toute personne en faisant la demande ici même.

 

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