FRED RELOADED
"Persuadé qu'il n'est pas de vie morale possible pour qui n'est point docile aux voies souterraines ou se refuse à reconnaître la réalité des forces
obscures, a décidé une fois pour toutes, et au risque de passer pour un Don Quichote, un arriviste ou un fou, d'essayer, tant par ses actes, que par ses écrits, d'écarter les barrières qui
limitent l'homme et ne le soutiennent pas."
René Crevel
TENTATIVE
DE
L'IMPOSSIBLE
ACTS SPEAK
LOURDER
THAN
WORDS
Contact :
mapirle@gmail.com
N'en déplaise aux mères
Vie Sauvage
Un film très "terre à père"
Réjouissant !
.
Pour soutenir la vie sauvage, je vous conseille d'écouter l 'émission "Par Ouï-Dire de ce vendredi 14 novembre à 22h00 sur le première (RTBF) Robert Scarpa - un ancien collègue - part à la rencontre des jardiniers bénévoles qui ont créé la Maison de la Semence Citoyenne à Jambes.
L'émission sera réécoutable et podcastable pendant une semaine sur le site de la RTBF à l'adresse suivante:
http://www.rtbf.be/lapremiere/
ou
http://www.rtbf.be/lapremiere/
C'est toujours risqué quand on est prof de passer de la théorie à la pratique.
Chez moi c'est un impératif catégorique.
Comme le dit le poète "Sans technique un don n'est jamais qu'une sale manie"
LA SCRLFS Relog'Immo évoquée ici a été créée ce lundi.
A ce stade pas de réseaux sociaux, pas de Crowdfunding, pas de Business Canvas Model, pas de stakeholder management pas de CSR ni même de campagne de com. tonitruante. Juste une coopérative "à l'ancienne" avec des coopérateurs en chair et en os, recrutés localement sur base d'un engagement sur le terrain répétitivement avéré. Une coopérative très... Bagdad Café Concept.
Je ressens autant que j'espère que ce projet va bien m'occuper dans les années qui s'annoncent.
Nos statuts en attachement.
Nos bureaux se trouvent ici sous la flêche blanche.
Et notre hymne pourrait bien être celui-ci :
"Quand je vois ce qu'on a perdu
je tiens encore plus
à ce qu'il nous reste !"
Louis Strike
A sa façon de se faire Ministres
On eut pu croire en un état nature
Mais ce jour aujourd’hui pour elle déconfiture
La laisse là en posture sinistre
Ce sera bien sans Laurette
Oh oui ce sera chouette
D’assister au spectacle…
Sans croire trop au miracle
Les rodomontades de son sourire crispé
Sa politique aux airs carnassiers
Etablissaient à tous nos vérités…
Gagnante perdante
Elle nous administrait
Ce sera bien sans Laurette
Oh oui ce sera chouette
Pour elle seul réceptacle :
S’opposer comme pinacle
Nul n’est besoin pour nous de nous inquiéter
Du Coq à Lasne c’est sa spécialité
La FGTB et ce sera vite fait
Nous la rendra très vite immaculée
Ce sera bien sans Laurette
Oh oui ce sera chouette
Un peu quand même la fête
De laisser s’éloigner
L’idéologie prête à porter
De la politique faite...
Laurette
Aujourd’hui je décide de prendre le train – c’est courageux - pour aller donner cours à Bruxelles. Je me retrouve étonnement dans le train entouré de militants rouges et verts de la grande distribution qui montent vers Bruxelles pour ce qu’ils appellent leurs journées d’action… en opposition aux autres.
Luttre - Je vous écris en direct de ce que l’on pourrait appeler le ground zero de l’âme wallonne en mouvement (quand le train avance). C’est atterrant et cela fait regretter la voiture. Je reste sur mes gardes et évite le mauvais tournant en me plongeant dans ma tablette en espérant pouvoir taire que j’ai un frère directeur de d’un Carrefour.
Nivelles - Le discours est rodé : on est victime on est exploité. Mais que seraient-ils tous sans « leurs bourreaux ». C’est d’ailleurs toute l’ambivalence de cette situation : les bourreaux ont bien moins besoin de leurs victimes pour exister que l’inverse. Une triste empathie me gagne.
Braine L’Alleud - je me dis que la Belgique pilarisée a de beaux jours devant elle. Je pense aux négociations fédérales. En langage francophone, tout ce qui empêche le PS de conserver le pouvoir est qualifié anti-démocratique. La métamorphose, d’Elio Premier, en d’Elio l’Unique réveille son humeur guerrière. Pas d’attente ni de traversée du désert, tel un Giovani Drogo qui n’aurait pas pris le temps d’attendre, l‘à nouveau Empereur Elio lance ses légions rouges romaines sur un ennemi qui… n’arrivera peut-être jamais.
Bruxelles midi – Je m’interroge sur « l’action politique ». Le PS était le premier parti francophone au fédéral quand ont été votés les intérêts notionnels, Elio l’unique était le premier ministre quand a été votée la réforme « de l’accompagnement » des chômeurs. Peu leur importe. . Alors ils montent sur Bruxelles, ils montent dans les tours, comme magnétisés sur leurs rouge ergots pour entonner leurs chants incantatoires qui ne trouvent pour échos que leurs déserts du faire.
Bruxelles central - les petits hommes rouges et verts wallons descendent débuter leur journée d’action là où des petits hommes flamands montent dans le train pour Anvers. Je crois que cette ligne Bruxelles-Anvers est un des facteurs explicatifs de l’intronisation de Bart à Anvers. Une sorte de tête de gondole permanente pour la NVA..
Bruxelles Nord - C’est clair, tout ce conservatisme maquillé de rouge qui enfonce la Wallonie dans le fatalisme, ces syndicats, cette administration, ce gouvernement qui conjuguent le rouge romain à la manière de ces péripatéticiennes d’aerschot renforçant le rouge éclairage de leurs vitrines pour appâter le chaland.
Avant de débuter mon cours Je pense à Bakounine, ce camarade vitamine : « Prenez le révolutionnaire le plus radical et placez-le sur le trône de toutes les Russies ou conférez-lui un pouvoir dictatorial [...] : avant un an, il sera devenu pire que le tsar ». Je trouve l’image intéressante, on a ouvert un boulevard à l’empereur... Il s’y engouffre en tsar.
En résume je m’en voudrais d’être trop radical dans ma critique… Mais quand même, le contrôleur n’est pas venu contrôler les billets. J’ai ressenti cela comme un symbole elliptique de la culture du rase gratis. Dès lors, je me suis fait solidaire, dans un bel élan de soutien au service public et aux forces syndicales, je n’ai pas rempli mon Rail Pass afin de participer à la lutte commune. No pagaràn !
Un jour,
Un jour, bientôt peut-être,
Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers
Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien.
Je lâcherai ce qui paraissait m’être indissolublement proche.
Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.
D’un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons et enchaînements « de fil en aiguille »
Vide de l’abcès d’être quelqu’un, je boirai à nouveau l’espace nourricier.
A coups de ridicule, de déchéances (qu’est-ce que la déchéance ?), par éclatement.
Par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j’expulserai de moi la forme qu’on croyait si bien attachée, composée, coordonnée, assortie à mon entourage
Et à mes semblables, si dignes, si dignes mes semblables.
Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme après une immense trouille.
Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idée-ambition m’avait fait déserter.
Anéanti quant à la hauteur, quant à l’estime.
Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.
CLOWN, abattant dans la risée, dans l’esclaffement, dans le grotesque, le sens que toute lumière je m’étais fait de mon importance.
Je plongerai.
Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert à tous, ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée.
A force d’être nul
Et ras
Et risible…
Clown.
Henri Michaux
L’Espace du dedans / 1944