Dimanche après midi, j'étais à mon bureau, tranquille, je travaillais en écoutant la radio.
A 17 heures 30, en Belgique on annonçait la victoire de Sarkozy. J'écoute un peu les commentaires.
Vers 19 heures je passe sur France Inter. Et là j'entends les journalistes maintenir le (faux) suspens.
Le même événement, couvert par des journalistes belges et français donnent à la même heure une information toute différente.
Des français interrogés à la même heure sur la même place disent des choses complètement différentes.
Je trouve même cela dangereux par rapport à leur crédibilité de journaliste.
Mais un tel décalage illustre la nécessaire mis en perspective de la sphère médiatique. Ce qui était de manière grotesque perceptible dimanche fin d'après midi pour des raisons "légales" spécifiques à la France est présent de manière récurrente et plus sournoise dans les médias, pour des raisons de dépendance économique, idéologique ou politique.

