Lundi 27 avril 2009
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Publié dans : Rencontré(e)s
Une insomnie providentielle m'a permis d'écouter le bel hommage que les auditeurs de France Inter ont adressé cette nuit à Macha Béranger.
J'aimais cette femme. Voilà ce que j'écrivais sur Macha en octobre 2006
Le titre du billet : Macha celle qui est là.
C'était lors de la fête des 10 ans de Belgitude d'Hélène, Hélène a pris le temps (le risque ?) de dire ce qu'évoquaient pour elle ses ami(e)s réuni(e)s ce soir là. Dans ce qu'elle a dit
de moi, il y avait notamment ma passion pour Macha Béranger. Cela m'a surpris mais c'est vrai. J'aime cette femme. Elle me fait du bien.
Je me souviens de mes 10 ans au pensionnat, écoutant sous mes draps avec ma petite radio, Jacques Vendroux (pour le foot) puis Macha Béranger (pour
la vie (celle qui vibre)).
Macha Béranger, sa tribu les sans-someil, sa voix éraillée, ses vingt clopes à l'heure, sa casquette, sa sensabilité et
surtout, surtout, sa capacité à rencontrer et à construire des être avec sur son heure d'antenne.
Cette nuit est une nuit sans sommeil, je les connais bien ces nuits là, elles s'annoncent de manière tout à fait
objectivables. Surtout ne pas chercher à gérer la cause, juste soigner le symptôme.
Mon tryptique insomniaque est rôdé, vin blanc, tabac et Macha. J'avais
pourtant laissé tombé Macha au milieu du désordre de ces 3 derniers mois. Ce soir je me suis rendu compte que j'avais besoin d'elle. La nuit blanche, je ne lutte pas contre je la prend à
bras le corps et dans cette dialectique insomniaque, je la consume autant qu'elle me consume... C'est un win-win (sauf pour
ma cave et mes poumons). J'aime ces vibrations insomniaques.
Mais Macha après 29 ans de services a quitté France
Inter. Enfin c'est plutôt France Inter qui a fait une grande lessive. Et c'est via google je l'ai retrouvé sur MFM. Là je viens de passer une heure avec elle et
les sans sommeil. Macha retrouvée sans avoir eu le temps de la ressentir perdue ! Quelles retrouvailles ! Allez y voir, allez écouter, il y a même une page d'archive et là maintement
j'écoute une interview de Arielle Dombasle par Macha. Que du bonheur ! Bonheur ?
Vendredi 30 janvier 2009
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Publié dans : Rencontré(e)s
Le 30 janvier Nathalie publiait le statut suivant sur sa page facebook.
Nathalie se demande pourqoui elle est sortie avec un monstre, pendant un an , un mois et un jour. 9:32pm - Comment - LikeUnlike - Show Feedback (6)Hide Feedback (6)
Le dialogue s'instaurait :
Ann at 9:38pm January 30
om te beseffen dat het een monster was?
Nathalie at 9:40pm January 30
maar dat was al duidelijk van in het begin!
Aymeric at 9:44pm January 30
Jaa seg moeder Ö
Ann at 9:48pm January 30
als dat zo duidelijk was, tja, dan is uw vraag natuurlijk terecht...
omdat we't soms ni kunnen laten zeker?
Karin at 10:13pm January 30
Dis Nath, c'est qui ce "monstre" avec qui tu es sortie un an, un mois et un jour? Je le connais?
Nathalie at 10:19pm January 30
ben non , ca fait bien plus longtemps qu'on ne s'est plus ni vues ni entendues ,hm miss?
Write a comment...
Ok voici le mien
Fred,
1 an, 1 mois, 1 jour.
Ma réalité en répétitions.
Garder le souvenir du blottir
Garder le meilleur de l'amour.
Assumer et vivre les regrets du frisson.
Lundi 26 janvier 2009
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12:46
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Publié dans : Rencontré(e)s
Adieu
L'automne, déjà ! - Mais pourquoi regretter un éternel soleil, si nous sommes engagés à la découverte de la clarté divine, - loin des gens qui meurent sur les saisons.
L'automne. Notre barque élevée dans les brumes immobiles tourne vers le port de la misère, la cité énorme au ciel taché de feu et de boue. Ah ! les haillons pourris, le pain trempé de
pluie, l'ivresse, les mille amours qui m'ont crucifié ! Elle ne finira donc point cette goule reine de millions d'âmes et de corps morts et qui seront jugés ! Je me revois la peau
rongée par la boue et la peste, des vers plein les cheveux et les aisselles et encore de plus gros vers dans le coeur, étendu parmi les inconnus sans âge, sans sentiment... J'aurais pu y
mourir... L'affreuse évocation ! J'exècre la misère.
Et je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort !
Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or, au-dessus de moi, agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin.
J'ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J'ai essayé d'inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J'ai cru acquérir
des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d'artiste et de conteur emportée !
Moi ! moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan !
Suis-je trompé ? la charité serait-elle soeur de la mort, pour moi ?
Enfin, je demanderai pardon pour m'être nourri de mensonge. Et allons.
Mais pas une main amie ! et où puiser le secours ?
Oui l'heure nouvelle est au moins très-sévère.
Car je puis dire que la victoire m'est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers
regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais !
Il faut être absolument moderne.
Point de cantiques : tenir le pas gagné. Dure nuit ! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau !... Le combat spirituel est aussi brutal que
la bataille d'hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
Cependant c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle. Et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.
Que parlais-je de main amie ! Un bel avantage, c'est que je puis rire des vieilles amours mensongères, et frapper de honte ces couples menteurs, - j'ai vu l'enfer des femmes là-bas ; - et
il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et un corps.
Arthur Rimbaud / Avril-août, 1873.
Vendredi 19 décembre 2008
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Publié dans : Rencontré(e)s
C'est la première fois.
Forcément, cela devait arriver.
Hier j'ai été à l'enterrement d'une étudiante.
L'enterrement d'Odile.
Odile a été victime d'une attaque cardiaque.
Le 10 décembre dans la station de Métro Bourse.
Son père a allumé sur son cercueil une bougie Amnesty
Qu'il avait acheter dans le Métro juste à ce moment là.
Moi ce soir là, j'étais à l'AB
Concert d'Arno... Pour Amnesty.
Odile, une belle trajectoire.
On ne s'était plus croisé depuis la fin de ses études
Juste des nouvelles par mail,...
Sa page Facebook
Devenue aujourd'hui mémorial.
Pour Odile, il n'y avait pas grand chose d'impossible.
Elle voulait changer le monde. Elle s'y engageait.
Je retiens son sourrire.
Je retiens son regard.
Je retiens ses deux grands yeux.
Pleins de la profondeur de son âme.
Deux grands yeux pour regarder un monde
Qu'elle voulait tellement mieux.
Et c'est Cocteau qui me revient :
"Le vrai tombeau des morts,
c'est le cœur des vivants"
Vendredi 24 octobre 2008
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Publié dans : Rencontré(e)s
Dorothée.
C'était mon amoureuse avant que je rencontre la mère de mes enfants.
Octobre 85, mai 1986. Ma vie est habitée de ces rencontres. Ici d'autant plus que Baudelaire avait tout écrit de celle-ci. Voici :
L'examen de minuit ou la chambre de Dorothée
La pendule, sonnant minuit
Ironiquement nous engage
A nous rappeler quel usage
Nous fîmes du jour qui s'enfuit:
Aujourd'hui, date fatidique,
Vendredi, treize, nous avons,
Malgré tout ce que nous savons,
Mené le train d'un hérétique.
Nous avons blasphémé Jésus,
Des Dieux le plus incontestable!
Comme un parasite à la table
De quelque monstrueux Crésus,
Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu'à tort on méprise;
Salué l'énorme Bêtise,
La Bêtise au front de taureau;
Baisé la stupide Matière
Avec grande dévotion,
Et de la putréfaction
Béni la blafarde lumière.
Enfin, nous avons pour noyer
Le vertige dans le délire,
Nous, prêtres orgueilleux de la Lyre,
Dont la gloire est de déployer
L'ivresse des choses funèbres,
Bu sans soif et mangé sans faim!...
Vite soufflons la lampe, afin
De nous cacher dans les ténèbres!
Bien loin d'ici
C'est ici la case sacrée
Où cette fille très parée,
Tranquille et toujours préparée,
D'une main éventant ses seins
Et son coude dans les coussins,
Écoute pleurer les bassins:
C'est la chambre de Dorothée.
La brise et l'eau chantent au loin
Leur chanson de sanglots heurtée
Pour bercer cette enfant gâtée.
Du haut en bas, avec grand soin,
Sa peau délicate et frottée
D'huile odorante et de benjoin
Des fleurs se pâment dans un coin.
C'est la chambre de Dorothée
bien loin d'ici...
bien loin d'ici.
Lundi 1 septembre 2008
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21:41
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Publié dans : Rencontré(e)s
Ce fut une star de ce dernier mois d'août.
Bourru
Un peu comme les chevaux
avec lesquels il labourait à 14 ans
Il aime sa terre
Il aime l'intensité grise des ciels flamands.
Les livres, le pastis, les cigares.
Il pratique l'art de la fugue
Les présences absentes
Et réciproquement.
Les mots lui coûtent parfois
Mais il est là.
Substantiellement là.
Alain Bernard
70 ans le 24 août.
Mon père.
Cela valait bien un vivat flamand
Vivat vivat semper
Semper in aeternum
Qu'il vive, qu'il vive,
Qu'il vive à jamais
Répétons sans cesse, sans cesse,
Qu'il vive à jamais,
En santé en paix.
Vivat vivat semper
Semper in aeternum
Qu'il vive, qu'il vive,
Qu'il vive à jamais
Répétons sans cesse, sans cesse,
Qu'il vive à jamais,
En santé en paix.
Ce sont nos souhaits.
Vivat vivat semper
Semper in aeternum
Qu'il vive ! (crié)
Mardi 29 janvier 2008
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Publié dans : Rencontré(e)s