Rouge et noir

 

Ecce homo

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Into the wild

Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 15:55
- Publié dans : Into the wild
Ils sont là chaque soir.
En ce moment de plus en plus tard.
Souvent je passe à côté.
Parfois j'ai cru devoir les doubler.

L'été dernier je me suis fabriqué
Une terrasse pour les honorer
Je l'avais presque oublié

En février cette année.
Tout d'abord ce fut furtif
Presque extraterrestre


Ensuite ils ont gagné en intensité.


Entre Pévèle et Mélantois 
Ce fut mon préféré du mois :














Si le soleil me demandait aujourd'hui
Si j'ai besoin de lui

Je lui répondrais non

Il me donnerait quand même toute ma vie

Déclinante ou montante
Chaleur et lumière. 

Laisser le temps des couchers
M'y lover.




Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 13:35
- Publié dans : Into the wild
Supposons que la terre soit un élément transparent où, tout comme dans l'eau, nous puissions nous mouvoir. Nous verrions alors dans le sol, la forêt des racines. Elles aussi ont leurs branches tordues, divisent en ramures, se multiplient en cent et mille radicelles. Leur délicatesse et leur grâce doivent être pareilles à celles de l'algue nommée chevelure de Vénus, qui flotte dans les étangs. Et si nous pouvions plonger dans le lac de la mort ? Nous y verrions sans doute foisonner les hommes qui furent nos racines, et dont nous avons reçu notre sève, notre vie et notre âme ?
Ah ! que de clochent montent des campagnes ! Si les âmes du paradis cherchent, cette nuit, le chemin du paradis, elles s'égareront, tant les sentiers sont glissants de glaise, perdus de flaques, tant le ciel est noyé de brumes
Or, en certains soirs par trop découragés, en novembre, à force de manquer d'étoiles, j'ai trouvé dans l'herbe, près de l'étang un ver luisant. Peut être était-ce lui qui guidait les âmes du purgatoire ?

Novembre…
Marie Gevers
Plaisir des météores
Editions Jacques Antoine
1978
Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 09:38
- Publié dans : Into the wild
Pour que l'automne puisse s'accomplir, atteindre la sérénité qui, soudain, s'établit, un soir de douceur grise, il faudra que le Temps-qu'il-fait nous donne plus d'une longue journée de pluie. Non pas ces averses folles, haletantes, précipitées par le tumulte des équinoxes, mais une ondée commençant paisiblement avant l'aube, et par laquelle s'écoule la tension nerveuse qui serre le ciel au tournant des saisons, cette inquiétude errante de la fin des beaux jours.
L'ondée deviendra de plus en plus rapide. Mais le mouvement de l'eau qui relie les nuages au sol va continûment, sans-à-coups, sans interventions du vent. Aussi la rumeur en  est-elle magnifique. (…)

A peine voit-on d'où vient le jour. Les points cardinaux se confondent. L'espace tout entier passera du gris mauve au gris perle, du gris perle au gris blanc, pour retourner au gris cendre.

Il pleuvra, il pleuvra, dans le crépuscule, dans la nuit tombante, dans la nuit close. L'aude de demain viendra sans doute dissiper les nuées. Les lambeaux détachés des nuages s'éparpilleront dans le ciel et sur les champs, glisseront sur les chemins, sortiront des bois, marcheront vers  les rivières, flotteront sur le fleuve. Au lever du soleil vous verrez que l'automne a été enfin accepté.

… Sauf par le séneçon. Près du mur, entre les pavés, dans les sillons, il montre toujours quelques fleurs nouvelles parmi ses houppes de semences, ses feuillages, touffus, fraisés, se pressent goulûment, prêts à boire encore autant de gouttes de pluie que l'automne voudra bien lui en donner, prêts à jouir encore d'autant de rayons de soleil que lui en laisseront les nuages.

Marie Gevers
Plaisir des météores
Editions Jacques Antoine
1978
Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 07:54
- Publié dans : Into the wild
Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 07:56
- Publié dans : Into the wild
Cela fait deux ans que j'habite dans ma maison d'Heppignies.
En fait je suis triplement propriétaire.
La maison, une espèce de remise de l'autre coté de la rue et un bout de terrain appelé pompeusement sur le plan cadastral verger : 6-7 ares.

Et bien je crois que c'est la partie de mon domaine que j'investis le plus, l'année dernière une cabane avec les enfants. Planer des arbres en février. Cette année une terrasse orientée et plein ouest, perspective attrayante pour les couchers de soleil. Terrasse promontoire également pour ces étoiles filantes qui s'annoncent.  

Plein de gestes
De mains dans la terre.
Dans ma tête...
Comme un hésychasme :

"Qu'il est doux parfois ...
Qu'il est doux parfois d'être de ton avis,
frère aîné, ô mon corps,
qu'il est doux d'être fort
de ta force,
de te sentir feuille, tige, écorce
et tout ce que tu peux devenir encore,
toi, si près de l'esprit.

Toi, si franc, si uni
dans ta joie manifeste
d'être cet arbre de gestes
qui, un instant, ralentit
les allures célestes
pour y placer sa vie."

Rainer Maria Rilke
Vergers

Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /2008 06:45
- Publié dans : Into the wild

Cela faisait longtemps... Il pleut

Ce sera bon pour mes jardins, celui d'heppgnies et celui de mon spleen.

Ce soir, j'ai appuyé sur la touche Darc, 
son CD crêve coeur, 
merci Daniel 
pour ton énergie 
positive !


"La pluie qui tombe
M’effraie un peu
Comme les larmes
Qui coulent de tes yeux
Le temps n’attend pas, tu le sais
Seuls les regrets semblent parfaits
Il est dangereux
De se pencher au-dedans
Les robes de mariée, c’est salissant

Les regrets, ça va droit au cœur
Et ça y reste
Jusqu’à ce qu’on meure

La pluie qui tombe
Se calme un peu
La nuit approche
Et je m’en veux
De n’avoir pas
Lu dans tes yeux
Celui qui sait
Est malheureux
Il est dangereux
De se pencher au-dedans
Les robes de mariée
Sont maculées de sang

Les regrets, ça va droit au cœur
Et ça y reste
Jusqu’à ce qu’on meure
Les regrets, ça va droit au cœur
Et ça y reste
Jusqu’à ce qu’on meure

Quand on est mort, que reste-t-il ?
Quelques bouquets de roses inutiles
Bien trop fragiles."

Daniel Darc

Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 10:18
- Publié dans : Into the wild

La semaine dernière 5 couchers de soleils dans mon jardin.
Lundi, mardi, vendredi, samedi, dimanche.
Cela m'a permis d'assister en direct au débourrage de mes arbres plantés.
D'abord le cognassier, le mardi puis les autres le vendredi.

Débourrer, un mot finalement peu usité qui pourtant a plein d'acceptations.
En voici quelques unes :

1° acceptation : Débourrer veut dire retirer la bourre.
La bourre c'est le nom donné au duvet des bourgeons
Le verbe débourrer consacre l'émergence des bourgeons.

2° acceptation : Débourrer une pipe, un fusil
Ôter les cendres d'une pipe, la poudre d'un fusil.

3° acceptation : Débourrer un cheval
Apprendre au poulain à rester calme au montoir, à accepter et à porter sereinement le cavalier aux trois allures dans le mouvement en avant, à répondre aux aides élémentaires. Le débourrage est la première éducation montée donnée au cheval.

4° acceptation : "Et Jef t'es sûr d'être vraiment débourré ?"
Se remettre debout après une nuit de beuverie, après une bonne cuite par exemple. En langage estudiantin on dit aussi bien avoir débourré qu'être débourré.

5° acceptation : Débourrer un jeune homme
(Certainement par extension de la troisième accpetation) Lui faire perdre le mauvais ton, les manières gauches, l'air embarrassé qu'il avait, et le former, le façonner. Mettre un jeune homme dans le monde, dans les bonnes compagnies, pour le débourrer.

6° acceptation débourrer le cuir,
Lui enlever ses poils pour pouvoir le tanner.

En résumé...
Débourrer c'est transformer,
Débourrer c'est une trialectique entre entre évidement, naissance, et travail du rapport la norme.
Un sacré verbe en somme.

La démarche

TENTATIVE
DE
L'IMPOSSIBLE 

 

ACTS SPEAK

LOURDER

THAN

WORDS

 

Contact :

mapirle@gmail.com

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