Mercredi 20 février 2008
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Publié dans : Into the wild
La semaine dernière 5 couchers de soleils dans mon jardin.
Lundi, mardi, vendredi, samedi, dimanche.
Cela m'a permis d'assister en direct au débourrage de mes arbres plantés.
D'abord le cognassier, le mardi puis les autres le vendredi.
Débourrer, un mot finalement peu usité qui pourtant a plein d'acceptations.
En voici quelques unes :
1° acceptation : Débourrer veut dire retirer la bourre.
La bourre c'est le nom donné au duvet des bourgeons
Le verbe débourrer consacre l'émergence des bourgeons.
2° acceptation : Débourrer une pipe, un fusil
Ôter les cendres d'une pipe, la poudre d'un fusil.
3° acceptation : Débourrer un cheval
Apprendre au poulain à rester calme au montoir, à accepter et à porter sereinement le cavalier aux trois allures dans le mouvement en avant, à répondre aux aides élémentaires. Le débourrage est
la première éducation montée donnée au cheval.
4° acceptation : "Et Jef t'es sûr d'être vraiment débourré ?"
Se remettre debout après une nuit de beuverie, après une bonne cuite par exemple. En langage estudiantin on dit aussi bien avoir débourré qu'être débourré.
5° acceptation : Débourrer un jeune homme
(Certainement par extension de la troisième accpetation) Lui faire perdre le mauvais ton, les manières gauches, l'air embarrassé qu'il avait, et le former, le façonner. Mettre un jeune homme dans
le monde, dans les bonnes compagnies, pour le débourrer.
6° acceptation débourrer le cuir,
Lui enlever ses poils pour pouvoir le tanner.
En résumé...
Débourrer c'est transformer,
Débourrer c'est une trialectique entre entre évidement, naissance, et travail du rapport la norme.
Un sacré verbe en somme.