Rouge et noir

 

Ecce homo

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Vendredi 26 août 2005 5 26 /08 /Août /2005 20:45
- Publié dans : Fred s'la joue poète

 

Sommeil je te cherche, je te cherche,
Pourtant si sûr de ne pas te trouver
Ta rivale est là, elle
Elle, elle est bien là
Même pas tapie,
Déjà triomphante
Sûre d'elle

Étranges ces combats perdus d'avance.
Les moutons de toute l'Irlande
Ne suffiraient à te convaincre.
Tu n'es pas là, ai-je vraiment envie de toi ?
Madame insomnie me prend dans ses bras
Elle m'enlace, me sort du lit.
Ma conquête est facile
Je suis client fidèle.

Toi tu t'étioles,
Ton idée disparaît
Me voilà seul en face d'elle
Elle me jauge et m'enrôle
Pour une heure ou pour la nuit
Elle me sourit
Elle me fascine
Je suis à elle.

Toi, tu as disparu.

 

 

Vendredi 26 août 2005 5 26 /08 /Août /2005 14:54
- Publié dans : Auteurs

J'ai du mal et oui du mal actuellement avec ma douleur. D'abord parce que cette douleur j'y ai participée, je l'ai construite.

"Celui qui scie opinâtrement la branche sur laquelle il perche est mal venu de se plaindre le jour où celle-ci se brise et le precipite parmi les ronces et les orties."

J'ai la chance de pouvoir parler beaucoup de ce que je vis, mes étoiles veillent.

"La parôle apaise, la confession libère : usez-en et abusez-en. Ecrivez, clamez, publiez votre souffrance et votre indignation. Saoulez-vous de vos mots. Ne craignez pas d'être excessif, de forcer les effets : vous ne serez jamais un bon amant si vous n'êtes pas un bon comédien."

Je ne veux pas éluder cette crise, je veux qu'elle fasse sens pour moi.

"Vivez cette crise à fond ("crise" vient d'un mot grec qui signifie "jugement"), vivez-la comme un procès où vous seriez ensemble la victime et l'accusé, l'avocat et le procureur."

"Pour cela prenez des notes. Ne tournez pas la page, noircissez la. Dans un chagrin d'amour, l'écriture est le plus grand thérapeute. Le genre importe peu : journal intime, poème, roman, le principal est de tremper votre plume dans cette encre indélébile que conhstituent vos larmes de mettre votre douleur noir sur blanc, de fixer les détails de votre bel amour, de votre rupture déplorable."

Je veux assumer mon histoire telle qu'elle est"

"Le passé récapitule tout et, n'en déplaise aux sectatrices de la page tournée, il le récapitule de manière irréversible"

Je sais que je veux être libre, "Libre pour aimer, libre pour voyager, libre pour écrire les livres que j'avais dans le coeur, le cerveau, les tripes. Libre tout simplement."


Citations extraites d'un livre de Gabriel Matzneff : De la rupture. Livre qui devrait être distribué dans les week end mariage rencontre ! ! ! Références sur demande !

Jeudi 25 août 2005 4 25 /08 /Août /2005 20:47
- Publié dans : Rencontré(e)s

Pêle Mêle, c'est l'un des temples du livre d'occasion Bruxellois. Bon, on va dire plus temple quantitatif que qualitatif. Mais il y a de sacrés trouvailles à faire.

C'était début juillet sur un temps de midi. Je décide de faire un 2tour chez Pêle-Mêle. Démarche d'autiste, grandes enjambées à travers la ville, lecteur MP3 sur les oreilles. Je fais mon marché dans les rayons : un Calaferte (satori), un Le Clezio (le procès verbal), 1 livre pour Y. Je me veux sélectif, je prends du temps.

Je croise quelqu'une sur un rayon puis sur l'autre. Croisements de regards. Sourires. J'éteins mon lecteur MP3. Cela vient tout seul :

Moi : Je te propose que l'on s'offre chacun un livre.
Elle : D'accord mais c'est toi qui commence.

Je regarde mon choix du jour et je lui donne le procès verbal de Le Clezio. Moi, je repars avec de sa part, le Revizor de Gogol.

10 minutes de croisements, 1 minute d'échanges, 2 livres échangés. Juste le moment vécu ensemble qui prime. Pas d'avant, pas d'après à construire tout est ouvert, sans direction. Dieu que j'aime cette légèreté dans ma vie !

Samedi 23 juillet 2005 6 23 /07 /Juil /2005 00:08
- Publié dans : Auteurs

En fait, il s'agit de deux films (1963 - 1964) d'André Cayatte. Le principe de ces deux films est - à mon sens - génial. La même histoire d'un couple, la même chronologie, filmée du coté de la femme puis du coté du mari.
Cela signifie qu'on a d'abord un premier film où l'on découvre une histoire somme toute banale de couple vécue du coté de la femme Françoise. Puis vient un autre film avec la même histoire revisté par le regard du mari Jean Marie...

J'ai vu ces films un peu par hasard sur notre rtbf nationale. C'est d'abord l'histoire vue du côté de chez Françoise à laquelle j'ai eu droit. Et effectivement, la vision de l'histoire donnait à penser que le mari, Jean Marc était un beau salaud.
 

A la fin de ce film était annoncée "la suite" pour le lendemain. J'étais intrigué et sans connaître le principe de cette suite, j'étais présent devant ma télévision le lendemain. En guise de suite, je me suis en fait retrouvé avec la même histiore et la même chronologie des faits vue du coté de Jean Marie et où - bien évidemment cette fois ci - Françoise semblait "fautive".

Je trouve le procédé ingénieux et très évocateur de la difficulté de la perception dans une vie de couple. Je pense souvent et je cite souvent ce film quand dans mon couple, je me rends compte qu'un même fait objectif peut être interprêté et vécu de manières complètement différentes. C'est pour moi un des axiomes de base du couple : ce ne sont pas les faits mais bien les perceptions et les représentations que ces faits induisent qui posent problème. A partir de là il y a deux optiques :

1 - soit on fait le pari de la- communication-vraie-qui dépasse-toutes-les-difficultés-aidé-en-cela-par-une-morale-quelconque-ou-diverses-théories-psychologisantes-fumantes. Et finalement, on essaye avant tout de changer l'autre !

2 - soit on se dit que ces écarts de perception sont inhérents à une vie à deux et on continue à s'engager dans cette vie, on s'ajuste, pas tant pour construire la perception, mais essentiellement pour savoir où l'autre est dans ses perceptions et représentations. Accepter l'autre passe notamment - essentiellement - dans l'acceptation de ce qu'il a d'autre ! Et pour accepter l'autre tel qu'il est, c'est plus nous que l'autre qui devons changer !

En résumé ces deux films m'aident à (attention-voilà-une-phrase-qui-tue-comme-mapirle-les-aime) à...

HYBRIDER LES PRISMES DE RATIONALITES, ETAPE NECESSAIRE POUR EXPRIMER LE POTENTIEL FRAGILE DE LA RENCONTRE DE 2 ALTERITES !

Ps : Franchement, je relis ce billet avant publication et je me dis que pour comprendre ce que j'essaye de vous dire aujourd'hui il faut voir ces deux films ! ! ! !

Jeudi 21 juillet 2005 4 21 /07 /Juil /2005 17:49
- Publié dans : Into the wild

Bonjour, me revoici, ce lieu me manque. Envie de dire. Je mets à profit mes vacances pour commettre ce qui suit.

Plantons le décor :
La scène se passe en avril 99. Mapirle est un heureux époux, heureux père de deux enfants, madame enceinte du 3°, heureux directeur aussi. Aux yeux du monde et des autres Mapirle est un homme heureux. Détail contextualisant : la scène se passe durant la semaine sainte et bien sûr Mapirle est un... heureux chrétien en début de parcours, en début de chemin de croix.

Les personnages : c'est simple, ils sont deux, Mapirle (moi) et un arbre. ACTION !

Mapirle : Bonjour arbre, me laisseras-tu monter sur ta branche ?

Arbre : Tu sais brun ténébreux, je suis comme beaucoup, je ne me donne qu'à ceux qui savent me prendre !

Mapirle : Alors, allons-y tu m'a l'air escamotable ! (Mapirle ecalade l'arbre)

Arbre : Ouaih ! Bravo, mais bon dieu qu'est ce que tu n'es pas souple !

Mapirle : C'est normal ce manque de souplesse, d'ailleurs si je t'ai escaladé c'est que j'avais envie de me raidir.

Arbre : Te raidir ? Ben voyons serais-tu l'ami des arbres ?...

Mapirle : Mais non pas ces raidissements là, ils finissent trop souvent en petites morts. Moi, aujourd'hui, j'en veux une vraie !

Arbre : C'est une bonne nouvelle. Peut être sais-tu que la corde du pendu est un porte bonheur pour les hommes. Chez nous les arbres, devenir un arbre à pendu c'est rentrer dans l'aristocratie des arbres. Je vois en toi une sacrée opportunité de promotion.

Mapirle : (avec emphase) Cela tombe bien, nous nous dirigeons donc allègrement vers un win-win. Laisse-moi nouer ta branche maîtresse avec cette corde traîtresse.

Arbre : Ca y'est, tout est prêt, alors maintenant qu'est ce que tu attends ?

Mapirle : J'sais pas, j'sais pas si j'aurai le courage de sauter...

Arbre : Le courage ? Fichtre avec quoi tu viens ? Saute pour toi si tu le veux vraiment mais cesse de te beurrer le mou avec cette idée de courage.

Mapirle : J'sais pas, j'sais pas, mais ce serait vraiment lâche, j'ai une femme, 2 enfants, un troisième en route. Pleins d'amis je ne veux veux pas lâchement les abandonner !

Arbre : Allez on continue,... maintenant un discours sur la lâcheté. Tu comptes me faire tout le dictionnaire ? Dépêche toi, tu commences à me peser.

Mapirle : J'sais pas, j'sais pas................................................

Ce jour là Mapirle a dénoué la corde est descendu de sa branche et est rentré faire risettes au travail. Comme si de rien n'était il a certainement fait un bisou à sa femme et à ses enfants. Comment est-il possible d'être aussi étranger à soi-même ?
C'est douloureusement possible.

Lundi 18 juillet 2005 1 18 /07 /Juil /2005 20:42
- Publié dans : Mathésim

 

 

Voilà, ma joyeuse bande est de retour depuis vendredi. Ils sont en forme, moi aussi, c'est chouette car on a une semaine de vancances à Marbisoux pour ne s'occuper que de nous !

Lundi 11 juillet 2005 1 11 /07 /Juil /2005 18:25
- Publié dans : Rencontré(e)s

Ce matin vers 10 heures coup de téléphone d'Onnik qui voulait me parler d'un nouveau projet. Il était libre ce midi moi aussi... Allez, un petit grec à la place Betleem !
Onnik est un des premiers bruxellois que j'ai rencontré. C'était en 1991. Il était alors aux études à ce qui s'appelait encore à l'époque le sacré coeur de Linthout (ah ces chères damoiselles en chemisier blanc jupe bleue et collant en laine au dessous du genou, c'était un autre siècle !) Moi enseptembre 1991, j'arrivais à Bruxelles. Un peu perdu quand même.
Onnik est moi on s'est très vite trouvé ! Onnik était mon cokotteur, on partageait cuisine et salle de bain. C'est avec lui que j'ai découvert la géographie de Bruxelles. Je me souviens de nos footing la nuit dans Bruxelles.
Il est venu à mon mariage, en train de Bruxelles à Lille, sans mon adresse et en arrivant un jour trop tôt ! ! ! Ah, la tête de ma mère en les voyant débarquer lui et sa copine. Aujourd'hui je trouve toujours extraordinaire de les voir en bonne place dans mon album de mariage. Je n'étais donc pas complètement passé à côté de moi !
J'ai connu certaines de ces amies pas mal de ses ruptures. Il a connu mes amies, mes ruptures. J'ai logé chez lui quelques jours lors de ma première grande crise de couple. J'ai repris son appartement à Ixelles après maséparation.
Notre relation est telle que lors qu'il s'est présenté sur les listes Ecoloà Ixelles, j'ai voté pour Ecolo et pour lui... Et Ecolo a gagné !
J'ai suivi ses différentes activités, rencontré pas mal de ses amis. On s'est toujours retrouvés même sans se voir pendant un an. Difficile pourtant de nous trouver des points communs. C'est peut-être cette différence qui nous rapproche. Il m'apporte beaucoup d'oxygène, des projets, de la créativité, de la vibration. En fait, ce que je lui apporte moi, est pour moi un mystère...
Mais dans une relation, tant qu'il ya du mystère c'est qu'on est dans le bon. Non ?

La démarche

TENTATIVE
DE
L'IMPOSSIBLE 

 

ACTS SPEAK

LOURDER

THAN

WORDS

 

Contact :

mapirle@gmail.com

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